CARTE D'IDENTITÉ
Nom donné par les découvreurs :
La Dominica
Situation géographique :
A environ 1 500 km au nord-est de Tahiti
Superficie :
320 km²
Mont le plus haut :
Mont Temetiu (1 276 m)
Nombre d'habitants :
2 310
Ressources :
Fruits
Capacité hôtelière :
35 unités
320 km² de montagnes luxuriantes, tranchées de magnifiques vallées où galopent des chevaux.
Un site de pélerinage : Pour se recueillir sur les tombes du peintre Paul Gauguin et du chanteur Jacques Brel dans le vieux cimetière marin de Atuona.
Un espace Paul Gauguin : Lieu de création artistique et d'échanges culturels, le musée Gauguin, présentant une exposition des oeuvres du peintre de même qu'une reconstitution de la Maison du Jouir où vécut l'artiste, une stèle en hommage à Jacques Brel.
Des pistes de montagne abritant les plus grands ensembles archéologiques et où veillent les plus grands "tiki" de Polynésie. Le site exceptionnel de Puamau mérite le détour.
Un vivier d'artistes sculpteurs : tatoueurs, artisans, chanteurs et danseurs.
Description (sous les photos)
L'île Gauguin
"Dans ces îles où la solitude est totale j'ai trouvé une sorte de paix", écrivait Jacques Brel, qui passa les dernières années de sa vie à Atuona, sur Hiva Oa. Mis à nu sur l'océan, "le jardin des Marquises", qui ne dispose pas de récif, offre les rivages de ses terres fertiles aux assauts des vagues et des courants d'une mer déchaînée dont on ne voit ni le fond, ni les nuances colorées. C'est dans cette vaste étendue obscure que plongent les falaises tranchantes, presque à vif, qui entourent les montagnes imposantes de Hiva Oa où se trouve haut perché, dans une grappe de nuages, le minuscule terrain d'atterrissage.
Cette terre froissée, dont la beauté vierge à peine effleurée par le 20ème siècle, raconte partout la longue et passionnante histoire marquisienne que l'on découvre en flânant parmi les bananiers et les papayers, à la rencontre des vallées secrètes.
C'est dans la baie de Puamau que l'on a découvert le plus grand "tiki" de Polynésie, étranges statues aux pieds desquelles des galets parlent le langage des temps ancestraux. Le site de la vallée de Taaoa, comme celui de Hanaui, Hanapeteo ou Hanatekua, compte des milliers d'anciens lieux de cultes "mea'e" surgis de nulle part parmi les blocs de laves.
L'île de Gauguin ("coquin" disaient les missionnaires) a conservé son caractère sauvage et le rythme tranquille des activités traditionnelles qui séduisirent le peintre, venu lui aussi terminer ses jours à la capitale. Marcher sur ses traces, c'est bien sûr visiter le musée comportant plusieurs copies de ses oeuvres et passer par la "Maison du Jouir" qui l'abrita pendant son séjour, mais c'est surtout goûter à l'hospitalité des marquisiens qui vous saluent d'un "Kaoha nui", "bonjour" tonitruant.